Arts Martiaux

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En désignant un certain nombre de techniques de combat asiatiques, les « Arts Martiaux » ont des origines difficiles à cerner.

La tradition en attribue la paternité à un moine bouddhiste indien, Bodhidharma, qui aurait vécu aux Vèmes et VIèmes siècles en Chine dans le «Monastère de la jeune forêt» (Shaolin).
Il aurait enseigné aux autres moines ses méthodes d’entraînements, des techniques de combats au corps à corps inspirées de la lutte animale. Les moines se seraient ensuite dispersés dans tout le sud-est asiatique, donnant naissance à une multitude de styles d’« Arts Martiaux ».

Jusqu’au 19° siècle les samouraïs japonais les pratiquaient avec un ensemble de techniques destinés à la destruction de l’adversaire : le « Ken-Jutsu » ou arts martiaux armés de sabre, et le « Bu-Justu » ou arts martiaux désarmés.
Au début du 20° siècle avec l’occidentalisation du Japon, ces techniques de combats tombent dans l’oubli. Alors que le «Bu-Justu» est encore pratiqué dans certains lieux, progressivement, des professeurs réfléchissent à la pratique technique d’arts martiaux « Bu » en rapport avec la notion de voie « Do ». Le « Bu-Jutsu » devient « Bu-Do », littéralement « voie martiale ayant pour but de parvenir au non-combat ». Des professeurs réactualisèrent les techniques de bases de ces arts martiaux tombés en désuétude. L’inspirateur de ce « Bu-Do » moderne est maître JIGORO KANO (1860-1938) qui fonde sa propre méthode de «Bu-Justu» qu’il baptise JUDO.

Le terme “Judo” signifie ‘voie de la souplesse’ : ju « souplesse » – do « voie ». KANO fut suivi dans ce renouveau par plusieurs autres maîtres. Ainsi Morihei UESHIBA de « l’Aiki-Jitsu » créa l’Aikido, maître Funakoshi du « Karate-Do » fit naître le Karaté, etc… Ces nouveaux « Bu-Do » ont comme particularité de ne retenir que certaines techniques de base, délaissant celles jugées trop dangereuses ou inutilisables pour une compétition sportive. Les arts martiaux sans nier l’efficacité du combat réel ont en plus comme objectif la santé, par la connaissance de soi et l’humilité. Les sports de combat à proprement parlé ont à l’intérieur de règles limitatives dont le seul but est la compétition. Après la seconde guerre, des maîtres combineront la pratique de différents « Bu-Do ». Leur but recherché : rapprocher les arts martiaux un peu plus de la réalité. Le plus célèbre d’entre eux Minoru MOCHIZUKI, classé “ trésor vivant “ totalisera plus de 50 “ dans “ dans différentes disciplines. Arrivé
en France dans les années 1950 pour y enseigner le judo, il est le premier japonais à faire découvrir l’Aïkido aux européens. En France les arts martiaux prendront leurs expansions, dans les années 60, dans la foulée des Jeux Olympiques de Tokyo de 1964. Olympiades où le judo fit son entrée comme sport de démonstration avant d’être sport olympique à part entière en 1972.
La même année, l’équipe de France de Karaté entraînée par Hiroo MOCHIZUKI (fils de Minoru) devient la première équipe non japonaise à remporter le championnat du monde de la discipline.

Aujourd’hui, le judo avec son nombre de pratiquants (3ème plus grosse fédération derrière le football et le tennis) est certes en France le plus populaire des arts martiaux.

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