HISTOIRE ET ENTRETIEN DES CHEVEUX CRÉPUS

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« Le cheveu est le joyau de la femme, c’est pour cela qu’il est important de savoir l’entretenir correctement» déclare Gladys SHANIQUA, chimiste basée à Paris, spécialiste dans la composition des cheveux crépus ou frisés.


On a longtemps parlé de la beauté de la femme, représentée par la déesse romaine Vénus, comme d’un attribut unique.
Pourtant aujourd’hui, à l’heure de la diversité c’est de la beauté des femmes, dans toute la splendeur de leur spécificité qu’il convient de la valoriser.

Quelle est l’origine de l’indifférence affichée envers les cheveux crépus?
Les deux intervenantes Tess KENIJA et Gladys s’attèlent à rappeler l’origine de cette oubli.
À l’époque de l’esclavage et de la colonisation, tout ce qui renvoyait aux racines africaines devait être dissimulé.
Le cheveu crépu, symbole de cette appartenance au continent africain est devenu pour beaucoup signe de honte et de servitude.
Très vite, les femmes africaines et antillaises utilisent le fer chaud pour se lisser les cheveux. Un pas est franchi aux USA lorsqu’une ancienne esclave noire, invente ledéfrisage.
Ce concentré de produits chimiques très nocifs pour le cuir chevelu va se diffuser et se démocratiser.
Il devient le passage obligé pour accéder à la beauté.
Aujourd’hui, disponibles au supermarché, les défrisants n’ont pas perdu en nocivité.
Le constat est accablant : La plupart contiennent de la soude, et d’autres acides extrêmement agressifs qui fragilisent le cuir chevelu. Malgré cet état de fait, de nombreuses femmes noires continuent à s’infl iger ce traitement pour jouir de cheveux lisses à la mode occidentale. Gladys et Tess militent pour mieux faire connaître et revaloriser la mode africaine.
Tresses, nattes, twist, vanilles, locks, sont autant de coiffures différentes en mesure de magnifier la femme noire tout en fortifiant sa chevelure.
Lors de la conférence, des démonstrations étaient exposées par des ateliers coiffures. Mais il semble que retourner aux coiffures «naturelles» reste un pas encore difficile à franchir pour beaucoup de femmes antillaises et africaines. Certaines craignent de subir des discriminations au quotidien en portant ces coiffures. D’autres avouent ne pas savoir entretenir leurs cheveux crépus et frisés souvent difficiles à coiffer. « C’est pourtant simple, conseille Gladys, il faut juste quelques principes : bonne alimentation,  hydratation régulière, et shampoings nourrissants…»
Les auditrices sont sorties ravies de cette rencontre qui pour les unes a constitué une découverte et pour les autres, une révélation !
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