Moïse, mémoires d’un cafetier de Lille

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Moïse est né et a grandi au Sénégal dans la région du Boundou puis est parti étudier l’histoire et la géographie au Caire en Egypte et à Tripoli en Libye.


Arrivé à Lille en 1971, il s’inscrit en Lettres à la faculté de Lille. Il se destine à l’époque au métier de traducteur. Ses difficultés en français ne lui permettront pas d’obtenir son année, il décide alors de se trouver un petit boulot: il débute en tant que barman dans un hôtel. Il poursuit dans différents bars et discothèques de Lille comme à La Pirogue entre 1988 et 1989. En 1990, il ouvre avec un ami le célèbre bar le Salsero. Une aventure enrichissante qui va durer 4 ans pour Moïse.
En 1995, plein d’ambition, il ouvre le Boundou. Pour lui, ouvrir son propre établissement du nom de sa région d’origine, n’est pas un rêve mais une suite logique après toutes ses expériences.La faculté de droit vient d’ouvrir à quelques pas, le quartier de Lille Moulins est donc l’endroit propice pour l’ouverture du Boundou.
Des milliers d’étudiants et des centaines de professeurs vont pouvoir faire une pause dans un café où règne la convivialité. Comme aime le souligner Moïse « Au Boundou, on est en famille !». C’est cela aussi l’esprit Boundou, une ambiance familiale dans un décor panthère et zèbre. Les clients sont des habitués de 7 à 77 ans! Des habitués mais surtout des fidèles qui suivent Moïse « dans tous ses changements d’établissements » depuis 20 ans, ils sont même devenus des amis. Au Boundou, tout le monde se connaît, on y sympathise rapidement. « Dès qu’un client rentre dans le bar, on le met à l’aise. Les gens sont là pour passer un bon moment ». Le patron nous révèle même que beaucoup de couples s’y sont rencontrés. Pour l’anecdote, on lui a même demandé d’être témoin de certains mariages de couples nés au Boundou !
Moïse est catégorique, pour tenir un bar il faut avant tout aimer le métier de cafetier parce que ce n’est pas un métier facile : des horaires contraignants, une vie de famille entre parenthèses. Être disponible et avoir une bonne mémoire pour retenir les commandes et tous les cocktails sont aussi des conditions sine qua none Pour vous faire une idée du Boundou,rendez vous les vendredis soir pour un dîner exotique direction le Sénégal. Moïse cuisine lui-même les plats traditionnels de son pays d’origine. Les places sont chères dans le bar qui l’espace d’une soirée se transforme en restaurant pour le plaisir de tous. Même si depuis quelques mois, Moïse est à la retraite, il n’est pas rare de le croiser au Boundou. Son cousin qui travaillait déjà avec lui a repris le flambeau et nous assure une ambiance chaleureuse si chère à Moïse .
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