Ndiogou Wack Ba

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BA

Ndiogou Wack Ba est un pilier des nuits lilloises. Par le simple fait qu’il finit chaque jour son travail à l’heure où le rêve emporte tant d’autres.


Après plus de 15 ans au café Le Salsero, il officie au mythique café « La Pirogue », rue J.J. Rousseau dans le Vieux Lille.

Lorsqu’il renonce à sa passion pour le football en décembre 1989, écoeuré par des injustices, il rencontre celui qui, à l’époque, tient le café la Pirogue, et le rejoint ensuite au Salsero où ils travailleront longtemps ensemble.

Il n’oubliera pas son premier soir au café Le Salsero, le 22 octobre 1991, dit-il avec fierté: «Le Salsero n’était pas un café ! C’était une famille !» Voilà qui embrase encore le regard de l’ancien meilleur buteur sénégalais. Celui qui parle toujours du ballon rond comme d’un sauveur – «J’ai rencontré des amis, appris le sens de la défaite, appris à relativiser… grâce au foot.» – sait trop combien le fait de discuter, de proposer un terrain d’entente à l’autre est primordial dans l’existence. Il parle alors, simplement, de magie. Grand voyageur devant l’Éternel, l’ancienne idole de Saint-Louis du Sénégal  évoque la sagesse de son aïeule lui demandant de chercher l’être humain par préférence à l’argent. Ce sens de l’union, du regroupement, il l’a en lui.
Pour Ndiogou : mon souhait le plus ardent est de voir les gens s’unir, se donner la main, avoir la paix et surtout savoir se pardonner. Oui, savoir se pardonner les uns les autres ! ».

Voilà son credo de tous les jours qu’ il chemine avec enthousiasme !

Texte adapté d’après A. BESSOMO